Maison symphonique de Montréal
1600, rue Saint-Urbain
Montréal (Québec)
Canada
Billetterie
514 842-2112
Sans frais à l'extérieur de Montréal
1 866 842-2112
Un rendez-vous avec le sublime Dixit Dominus de Handel dont la virtuosité vocale et la puissance de l’expression musicale en font l’une des plus grandes réussites chorales du compositeur. Le motet Jesu, meine Freude de Bach appartient lui aussi au plus beau répertoire sacré de toute l’époque baroque. En ouverture, un bref et très poignant motet du prédécesseur de Bach à l’église Saint-Thomas de Leipzig.
Ce concert est présenté grâce au soutien de la Fondation Azrieli et The Flora Ann Birks Foundation.
Durée : 1h45 incluant la pause de 20 minutes
À propos de l'œuvre
Composé en 1707 à Rome, alors que Handel n'avait que 22 ans, le Dixit Dominus est l'une des œuvres chorales les plus virtuoses et les plus saisissantes du répertoire baroque. Mis en musique à partir du psaume 110, ce chef-d'œuvre de jeunesse révèle déjà un génie compositonnel hors du commun.
Rome, 1707 : une ville en ébullition musicale
À Rome, l'interdiction papale des représentations publiques d'opéra semble avoir attisé les flammes plutôt que de les éteindre. Sous couvert d'oratorios et de cantates, la musique vocale de style opératique s'infiltre dans l'Église catholique, dont plusieurs cardinaux — Pamphili, Ottoboni et Colonna — deviennent mécènes des compositeurs. Les palais de ces prélats fortunés deviennent ainsi des havres secrets pour l'opéra. C'est dans cet environnement bouillonnant que le jeune Handel compose le Dixit Dominus.
Une œuvre qui bouleverse ses auditeurs
Le Dixit Dominus est l'une des premières compositions de Handel pour chœur — une œuvre à couper le souffle qui touche si profondément les autorités religieuses qu'elles lui proposent de se convertir au catholicisme, ce qu'il décline poliment.
Un défi musical hors du commun
Cette œuvre est de loin la plus difficile que Handel ait jamais écrite pour les voix, et constitue une fascinante fusion de styles allemand et italien. La brillance des sections fugales et contrapuntiques est particulièrement frappante — par endroits, trois ou quatre figures se superposent simultanément, réparties entre les différentes voix et l'orchestre.
La partition est écrite pour cinq voix solistes, un chœur à cinq parties et un orchestre à cordes également en cinq parties — un vaste concerto pour toutes ces forces, où Handel requiert énergie et ampleur, agilité et précision phénoménales, vigueur déclamatoire et expressivité lyrique.
Une préfiguration du Messie
Bien qu'il ne compose Le Messie que trente-cinq ans plus tard, Handel explore ici à fond les structures et textures chorales et orchestrales qui en seront les marques de fabrique. Le Dixit Dominus s'impose ainsi comme la matrice secrète de l'un des plus grands chefs-d'œuvre de l'histoire de la musique.
Une œuvre de référence
Le Dixit Dominus dépasse en envergure et en conception les deux autres mises en musique de psaumes latins de Handel. L'universalité de cette œuvre en fait aujourd'hui un choix incontournable aussi bien pour les services religieux festifs que pour les grandes scènes de concert.
Plongez dans l’univers musical dès 15 h 15 avec un fascinant entretien préconcert qui vous dévoilera les clés d’écoute et des réflexions enrichissantes autour du programme.
Chefs et solistes
Bernard Labadie
ChefDirecteur musical des Violons du Roy et de La Chapelle de Québec
Titulaire de la Chaire Ann Birks*
Reconnu internationalement pour son expertise dans les répertoires baroque et classique, Bernard Labadie est le chef fondateur des Violons du Roy, dont il assume la direction musicale de 1984 à 2014 et à nouveau dès la fin octobre 2025, et le directeur musical du chœur La Chapelle de Québec, qu’il a fondé en 1985.
À la tête de ces deux ensembles, il a effectué de nombreuses tournées dans les salles et les festivals d’Europe et d’Amérique du Nord les plus célèbres : le Carnegie Hall et le Lincoln Center (New York), le Walt Disney Concert Hall (Los Angeles), le Kennedy Center (Washington), le Barbican (Londres), la Philharmonie de Berlin, le Théâtre des Champs-Élysées (Paris), le Palais des Beaux-Arts de Bruxelles et les festivals de Salzbourg, de Bergen, du Rheingau et du Schleswig-Holstein.
En 2017, Bernard Labadie occupe le poste chef principal de Orchestra of St. Luke’s à New York, poste qu’il quitte à la fin de la saison 2024-2025 après huit années de grands succès. Il a dirigé notamment la série annuelle de concerts de cet orchestre à Carnegie Hall, souvent en compagnie de la Chapelle de Québec.
Chef invité très recherché en Amérique du Nord, il dirige régulièrement les grands orchestres américains (Chicago, New York, Cleveland, Boston, Los Angeles, San Francisco, Saint-Louis, Pittsburgh, Houston, New World Symphony) et canadiens (Montréal, Ottawa, Toronto). En Europe, on l’a vu notamment à la tête du Mozarteum de Salzbourg et du Scottish Chamber Orchestra, au pupitre des orchestres de Lyon, de Bordeaux-Aquitaine et du Concertgebouw d’Amsterdam, ainsi qu’à celui des orchestres de la radio de Munich (Radio bavaroise), de Paris (Radio France), de Berlin, de Francfort, de Cologne, de Hanovre et d’Helsinki.
Il collabore aussi régulièrement avec les plus prestigieux ensembles de musique ancienne sur instruments d’époque : Akademie für Alte Musik Berlin, The English Concert, Academy of Ancient Music, Orchestra of the Age of Enlightenment et Handel and Haydn Society (Boston).
À l’opéra, il a été directeur artistique de l’Opéra de Québec (1994-2003) et de l’Opéra de Montréal (2002-2006), de même que chef invité au Metropolitan Opera de New York, au Canadian Opera Company de Toronto, ainsi qu’aux opéras de Santa Fe, de Cincinnati et de Glimmerglass. Il a fait ses débuts au Festival de Glyndebourne en 2021.
À la tête des Violons du Roy ou comme chef invité, il a enregistré une vingtaine de disques sous les étiquettes Virgin Classics (aujourd’hui Erato), EMI, Pentatone, Dorian, ATMA, Hyperion et Naïve.
Grand ambassadeur de la vie musicale de Québec – sa ville natale –, Bernard Labadie a été fait Officier de l’Ordre du Canada, Chevalier de l’Ordre national du Québec et Compagnon des arts et des lettres du Québec. Il a aussi reçu la Médaille d’honneur de l’Assemblée nationale du Québec, le Banff Centre’s National Arts Award, le prix Samuel-de-Champlain, et des doctorats honorifiques de l’Université Laval (son alma mater) et de la Manhattan School of Music.
*La Chaire Ann Birks soutient le poste de direction musicale de La Chapelle de Québec.
La Chapelle de Québec
Chœur de chambreCréée en 1985 par son chef fondateur et directeur musical Bernard Labadie, La Chapelle de Québec est un des plus importants ensembles vocaux d’Amérique du Nord. Il est formé exclusivement de chanteurs professionnels triés sur le volet qui viennent de partout au Canada. Ce choeur de chambre unique se spécialise dans le répertoire avec orchestre des XVIIe et XVIIIe siècles, qu’il interprète régulièrement avec l’orchestre de chambre Les Violons du Roy, son alter ego, mais aussi à titre de chœur invité avec certains des plus grands orchestres d’Amérique du Nord. Ses interprétations des oratorios, requiem, messes et cantates de Bach, Handel, Mozart et Haydn, mais aussi de Fauré et de Duruflé, constituent des événements fréquemment acclamés par la presse nationale et internationale.
La Chapelle de Québec se fait entendre régulièrement à Québec au Palais Montcalm et à Montréal à la Maison symphonique, mais aussi au Walt Disney Concert Hall avec le Los Angeles Philharmonic et à Carnegie Hall avec Les Violons du Roy et Orchestra of St. Luke’s, ainsi qu'à Ottawa avec l’Orchestre du Centre National des Arts. Ses concerts sont souvent relayés sur les ondes de CBC et Radio-Canada ainsi que sur le réseau américain NPR.
La Chapelle de Québec est aussi connue pour sa participation au Chemin de Noël, un événement annuel qui rassemble la grande communauté des mélomanes de la région de Québec à chaque mois de décembre. Le chemin de Noël a été enregistré sur un disque ATMA paru en novembre 2021.
Programme
Motet Tristis est anima mea
Motet Jesu, meine Freude, BWV 227
• Concerto grosso en ré mineur, op. 6 n° 10, HWV 328
• Dixit Dominus, HWV 232
Autres représentations du concert
Partenaires