Publié le 3 février 2020

TINO FLAUTINO, UN CONTE MUSICAL : L'ENTREVUE AVEC LE COMÉDIEN RENAUD PARADIS

Le comédien Renaud Paradis assurera dans le rôle du narrateur la première version française du conte musical Tino Flautino, une histoire construite autour du virtuose de la flûte à bec Maurice Steger et de la musique baroque, présentée le samedi 8 février à 14 h au Palais Montcalm ― Maison de la musique.

À la veille de sa troisième collaboration avec Les Violons du Roy, Renaud Paradis (Laurent Trudeau de l’Auberge du chien noir) a bien voulu répondre à quelques questions.

Q : Quelle place a occupé la musique dans votre formation d’artiste ?

La plus grande! En fait, au niveau scolaire, ma formation musicale a été la plus longue et la plus poussée; sur mes 13 années de scolarité, 9 ont été consacrées à la musique classique.

Q : De quels instruments avez-vous joué ?

Comme bien des enfants, j’ai commencé par le piano, qui est demeuré dans ma vie depuis... mais c’est le cor français qui m’a passionné durant toutes mes études. Ensuite, j’ai joué de la basse électrique, la batterie et le flugelhorn. Y’a aussi le chant que j’approfondis avec les années. (J’ai d’ailleurs un souvenir impérissable de mon premier Messie de Handel au chœur symphonique avec Bernard Labadie et l’OSQ!)

Q : Avez-vous, comme bien des jeunes Québécois, appris la flûte à bec à l’école ?

Oui! Dans les premières années du primaire. J’ai participé à ce « cauchemar sonore pour professeurs »!

Q : Est-ce que la musique classique a une place particulière dans votre cœur ? Des compositeurs, des œuvres en particulier ?

Je dis toujours que ma passion c’est le théâtre mais que la musique est mon grand amour, c’est dire la place qu’elle occupe dans ma vie. C’est pourquoi j’adore autant collaborer avec des ensembles comme Les Violons du Roy. Ça réunit tout ce que j’aime! Pour ce qui est des compositeurs, disons que de par mon instrument de prédilection, j’ai un faible pour la musique romantique et post-romantique : Strauss (les poèmes symphoniques), Mahler (en particulier la 3e symphonie!), Brahms... Mais parmi mes œuvres préférées, il y a plusieurs mélodies de Schubert, le Gloria de Poulenc, les motets de Bach... Ça ratisse large!

Q : Est-ce important de transmettre cette musique aux plus jeunes ?

C’est essentiel que les jeunes puissent avoir la chance de la découvrir par le biais d’initiatives créatives comme Tino Flautino, un conte musical. Avec l’hyperstimulation que reçoivent (subissent) les jeunes d’aujourd’hui, je trouve important de contrecarrer cela avec des activités à échelle humaine, qui présentent les œuvres de façon ludique; je trouve que c’est une porte d’entrée formidable pour attraper la piqûre. Pour les plus vieux, la musique de film peut être une bonne façon de l’aborder, puisque beaucoup de compositeurs s’inspirent d’œuvres du répertoire classique.

Q : Que vous inspirent l’histoire et le personnage de Tino Flautino ?

C’est un beau conte qui véhicule tout plein de belles valeurs : suivre sa passion, la persévérance... Tino Flautino renonce à gouverner pour faire de la musique, il suit son cœur. Ça c’est inspirant! Mais avant tout, ce concert m’inspire parce que j’aurai la chance de côtoyer un grand virtuose, un ensemble extraordinaire et encore une fois de conjuguer les deux choses que j’aime plus que tout : raconter des histoires et faire vivre la musique classique! 

Merci d’avoir accepté notre invitation !

C’est un grand plaisir!

 

Tino Flautino, un conte musical
Samedi 8 février à 14 h, Palais Montcalm ― Maison de la musique


Maurice Steger, chef et flûtiste 
Renaud Paradis, comédien
Les Violons du Roy

VIVALDI, MOZART, SAMMARTINI Œuvres choisies

Présenté en collaboration avec le Palais Montcalm ― Maison de la musique

(photo de Renaud Paradis : Karine Lévesque)